Earthing : la mise à la Terre qui fait gagner en vitalité

Le weekend dernier je suis allée voir une amie à Marseille. C’était le premier dimanche ensoleillé et chaud de la saison. J’en ai donc profité pour tremper les pieds dans l’eau, dans la mer Méditerranée.
Cela m’a fait un bien fou, malgré le froid de l’eau. Je suis donc restée de longues minutes les pieds dans l’eau et la peau rougie par le contact avec l’eau froide. Après cela je me suis sentie tellement mieux !

Ce que j’ai ressenti en trempant mes pieds dans l’eau de mer s’appelle la mise à la terre (ou earthing en anglais), un phénomène lié à l’échange d’électrons entre mon corps et la Terre.

De quoi s’agit-il ?

La Terre possède une charge électrique naturelle négative, due à son champ électromagnétique atmosphérique et à la foudre.

L’idée est que le contact direct avec la surface de la Terre (sol, sable humide, eau de mer, herbe) le corps absorbe des électrons libres de la Terre (transfert d’électrons libres, qui ont une charge négative, du sol vers le corps). Ces électrons agissent comme des antioxydants naturels, neutralisant les radicaux libres et réduisant l’inflammation dans le corps.

L’eau de mer est très conductrice grâce aux nombreux sels minéraux qu’elle contient.
Le corps humain est conducteur (riche en eau et électrolytes). Ainsi, le contact avec un milieu conducteur (sol humide, mer) permet une égalisation des potentiels électriques.

Certaines études suggèrent des effets possibles sur :

  • Réduction du stress oxydatif : Les électrons de la Terre neutralisent les radicaux libres, responsables du vieillissement cellulaire et de l’inflammation.
  • Équilibrage du système nerveux : La mise à la terre réduit le cortisol (hormone du stress) et favorise la production de sérotonine (hormone du bien-être).
  • Amélioration de la circulation : Elle fluidifie le sang et réduit la viscosité, ce qui peut soulager les tensions musculaires et les maux de tête.
  • Régulation du rythme circadien (donc amélioration du sommeil) : Le contact avec la Terre aide à resynchroniser l’horloge interne, surtout si le corps est souvent exposé à des champs électromagnétiques artificiels (Wi-Fi, écrans).

Comment cela fonctionne-t-il ?

L’impact des électrons sur l’inflammation

Le corps accumule des charges positives (radicaux libres) à cause du stress, de la pollution, des chaussures isolantes (semelles en plastique), et des ondes électromagnétiques. Ces charges favorisent l’inflammation chronique. Se connecter à la Terre permet de rééquilibrer le potentiel électrique grâce à l’apport d’électrons négatifs.

Des effets mesurables

  • Des études préliminaires suggèrent une diminution des douleurs et de l’inflammation, notamment chez les personnes souffrant d’arthrite ou de douleurs musculaires.
  • Meilleure récupération après l’effort.
  • Amélioration du sommeil et de la variabilité cardiaque.

Limites au phénomène d’égalisation des potentiels électriques

Cependant, les études disponibles restent limitées : elles sont souvent de petite taille, avec peu d’essais randomisés à grande échelle. Cela fait que le domaine est encore controversé. De plus, une partie des publications proviennent d’auteurs impliqués dans la promotion du « earthing », ce qui peut introduire un biais.
Cela ne signifie pas que la pratique est inefficace, mais que la compréhension de ces mécanismes nécessite encore des recherches supplémentaires.
Pour le moment, les autorités sanitaires françaises (HAS, Inserm, ANSES) ne reconnaissent pas officiellement un bénéfice thérapeutique démontré.

Comment mettre plus de « earthing » dans votre quotidien ?

  • Marcher pieds nus :
    20 à 30 minutes par jour sur l’herbe, le sable ou la terre humide. Éviter les surfaces goudronnées ou isolantes qui n’apportent pas les même bénéfices.
  • Bains de mer, lac our rivière :
    L’eau conductrice (surtout salée) potentialise l’effet. Tremper tes pieds est déjà très bénéfique. Évitez les sols traités aux pesticides ou les eaux polluées.
  • Utiliser des tapis de mise à la terre :
    En ville où le contact avec la nature est plus limité, des tapis conducteurs (reliés à la prise de terre) peuvent simuler cet effet à la maison. (Personnes sous traitement anticoagulant : À vérifier avec un médecin, car la mise à la terre fluidifie le sang.)
  • Éviter les chaussures isolantes :
    Privilégier des semelles en cuir ou en matériaux naturels pour marcher dans la nature.

Des bienfaits multifactoriels

Ce qui est sûr et reconnu, c’est qu’indépendamment du phénomène d’égalisation des potentiels électriques, le « earthing » permet un mieux-être grâce à plusieurs facteurs physiologiques très bien documentés :

  • Le simple contact avec la nature réduit le taux de cortisol
  • L’exposition à l’eau fraîche active le système parasympathique
  • Marcher pieds nus stimule aussi la proprioception
  • Sans oublier les bienfaits de l’air marin, riche en ions négatifs.

Le bien-être est réel, mais il est probablement multifactoriel, pas uniquement électrique.

Personnellement, je ressens que je suis plus détendue, moins irritable et plus patiente. Je ressens un réel effet sur mon niveau de stress.
Et en même temps, je ressens une grande énergie pour l’action, comme si j’avais rechargé mes batteries.

Que vous soyez sceptique ou convaincu, pourquoi ne pas essayer ? 10 minutes pieds nus dans l’herbe pourraient vous surprendre…

De telles pratiques permettent de gagner en vitalité et d’accompagner le travail fait en accompagnement naturopatique.

Et vous, avez-vous déjà expérimenté les bienfaits de la « mise à la terre » ?

Sources

  • Chevalier G. et al., Journal of Environmental and Public Health, 2012 (revue narrative sur le earthing)
  • Oschman J., Journal of Inflammation Research, 2009
  • Sources : Études du Dr. James Oschman, Journal of Environmental and Public Health, 2012